Des craintes pour l’avenir incertain des entreprises bio britanniques

Lors du référendum sur l’adhésion à l’UE, une majorité de la population britannique a opté pour une sortie de l’Union européenne. Un peu après 8 heures vendredi matin, tous les votes étaient comptés, et les partisans du Brexit/sortie l’emportaient avec 51,9 % des voix, soit 17,4 millions de personnes en faveur du retrait du Royaume-Uni. Le premier ministre britannique David Cameron, défenseur du maintien dans l’Union européenne, a depuis lors annoncé sa démission.

Mais quelles sont les conséquences possibles du Brexit pour le secteur biologique du Royaume-Uni ? Un précédent article, paru dans Biojournaal, mentionnait déjà que les producteurs et transformateurs biologiques feraient face à un avenir incertain en cas de Brexit.  L’OF & G (l’autorité délivrant les certifications bio) indiquait alors qu’être membre de l’UE, permettait aux entreprises bio britanniques d’accéder directement au deuxième plus grand marché biologique du monde, d’une valeur de plus de 26 millions d’euros.  L’organisation craint des tarifs commerciaux plus élevés et une dépréciation de la livre après la sortie de l’UE. Selon l’OF&G, le Brexit signifie aussi que les Britanniques ne pourront vraisemblablement plus exercer d’influence sur la législation européenne en cours d’élaboration, alors qu’ils devront s’y conformer s’ils veulent continuer à avoir accès aux marchés européens.