Des enfants plus “durables” grâce au développement durable en crèche ?

Le site web OneWorld publie un article détaillé sur les crèches adeptes du développement durable. Saskia Stavenuiter indique que les crèches conscientisées au développement durable et biologique sont de plus en plus nombreuses. "Mais faut-il voir dans ces labels, une nouvelle approche marketing, ou peut-on vraiment espérer former des enfants engagés dans le « vrai » et le développement durable ? ».

Elle a parlé, entre autres, avec la Suédoise Elin Karllson qui gère la crèche Buitenkans, où les enfants mangent biologique. Pour Elin, l’accueil des enfants en crèche aux Pays-Bas était de piètre qualité, principalement en raison du manque d’activités en plein air. L’auteur a également rencontré Rosanne Hogewoning, copropriétaire de la crèche Trias Kinderopvang à Sassenheim, première crèche à arborer le label de commerce équitable. Richard van Dam, collaborateur Communication de l’Organisation Professionnelle des Crèches (Brancheorganisatie Kinderopvang) indique ne pas savoir si le développement durable en crèche prend de l’ampleur ou non. « Je n’ai pas l’impression qu’il y ait une augmentation, et nous ne disposons pas de chiffres allant dans ce sens. Mais nous nous en réjouissons, et avons par ailleurs des groupes de travail qui se penchent sur l’aspect santé de la garde d’enfants. ». 

A mi-chemin, Saskia conclut déjà que les termes et certifications sont utilisées un peu à tort et à travers. "La certification EKO est délivrée lorsque les repas servis sont 100 % biologiques, mais il est tout aussi important de veiller aux aspects durables, tels que l’énergie verte. Les crèches portant le label Commerce Equitable (Fair Trade) garantissent une attention toute particulière donnée à la nature et aux jeux extérieurs. Et puis, il y a encore les crèches agricoles.”

La fin de l’article est consacrée à Janneke van den Bos, fondateur du label de qualité écologique des crèches 'Het Groene Kinderopvang Kwaliteitsmerk', dont la mission est de veiller à ce que les enfants soient suffisamment en contact avec la nature.  

Saskia conclut comme suit : “Si un jour, j’ai des enfants, cela me plairait de les mettre dans une crèche engagée dans le développement durable, le bio ou le commerce équitable. Il n’y a rien de mal à ce que ces enfants fassent la sieste dans un lit en plein air ou recyclent dans le Repair Café. Pourtant, toutes ces certifications me semblent encore un peu vagues, bien que je croie que ces personnes veulent sincèrement s’engager dans le développement durable en milieu d’accueil d’enfants, et que ce n’est pas toujours juste un argument de marketing. Et si les listes d’attentes restent aussi longues, et que mon enfant se voit contraint de jouer sur un engin à sauter en forme de poule plutôt qu’avec une vraie poule, j’émigrerai vers la Suède. » 

Source: Biojournaal