Une infrastructure écologique adéquate mène à une ‘lutte autonome’

Un cultivateur mexicain de figues de barbarie n’ayant plus été confronté aux cochenilles depuis 2000, invita des scientifiques à venir déterminer la cause de ce constat.

Le cultivateur raconta aux chercheurs de l’Universidad Autónoma Chapino qu’il soupçonnait que les fourmis protégeaient ses figuiers contre les cochenilles. Les scientifiques se mirent au travail et découvrirent que ce n’étaient pas les fourmis qui formaient barrière à l’invasion de cochenilles, mais plutôt six autres insectes, dont des coléoptères, des mites et des mouches. Les fourmis, quant à elles, n’étaient même pas présentes dans sa plantation de figuiers de barbarie.

Selon le chercheur Dr Cruz-Rodriguez, l’étude démontre que, si les conditions sont réunies, il est possible de lutter contre les cochenilles sans utilisation d’insecticides. Cruz-Rodriguez: "La lutte autonome (entendez biologique) nécessite une infrastructure écologique qui prend en charge un réseau d’interactions conjointes empêchant la croissance explosive des invasions d’insectes ravageurs. La culture associée, l’agroforesterie, la non-utilisation (ou l’utilisation plus rationnelle) de biocides contribuent tous à la formation d’un réseau biotique empêchant les  invasions d’insectes”. 

Source: Foodlog.nl