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Le coin de Jessy : dehors, ce fourbi…

Grand nettoyage de printemps

 

Ma maison était semée de petits tas de vêtements, nouveaux et anciens pêle-mêle. A la fin, j'étais encerclée par mes affaires. Il y avait moi, et puis des tas et des tas de vêtements. Une maison qui manque d'ordre signifie chaos dans la tête. Rien à faire, il fallait entreprendre quelque chose…

 

Il est tellement branché de se débarrasser de ses vieilles affaires. 'Less is more', comme on dit. Sauf que 'more' est si difficile à réaliser, car je déteste 'less'. En effet, je suis une collectionneuse invétérée.

 

Je ne compte pas les 100 pantalons de jeans. Mais je suis bien en voie d'avoir autant de jupes. Ce ne sont pas que mes vêtements et ma rage d'acheter qui me jouent des tours. Prenez les livres, que j'ai en abondance. Et les magazines, surtout les magazines de modes. La maison en est pleine.

 

Autant de vêtement signifie autant de lessive. Donc, un beau jour, j'ai commencé un grand nettoyage de printemps. Mon tout premier, sachant bien que ceci deviendrait une entreprise qui s'étalerait sur plusieurs mois. Je n'aime pas jeter des choses. Elles assurent une présence, une certitude, et, oui, j'aime cela. Si j'ai envie aujourd'hui d'une jupe à pois, j'en ai bien une quelque part. Mais si je préfère une salopette ou un jeans à la garçonne, eh bien oui, ils m'attendent. J'ai encore de vieux jeans avec des pattes d'éléphant, que je ne porte plus jamais. Ils sont bien là pour l'année où ils seront à nouveau à la mode.

 

Et il me reste un petit tas de vêtements devenus trop serrés. Un jour je pourrai les remettre, et, si ce n'est pas le cas, je saurai que j'ai été aussi svelte un jour. Mais soyons réalistes, une femme n'a plus jamais dix-huit ou vingt ans. A trente ans, on s'arrondit. Surtout aux hanches. C'est la différence entre une fille et une femme.

 

J'ai donc pris le taureau par les cornes. J'ai empilé dans une boîte à bananes des nippes un peu trop serrées. Cette boîte pleine d'affaires, c'était déjà une victoire en soi. Seulement, voici déjà un mois qu'elle est là, et elle y est toujours. Pour vendre un jour aux puces. Et par rapport au désordre qui reste, une boîte à bananes n'est qu'un centième de mon excédent. Que voulez-vous, depuis mes seize ans, jusque maintenant, quinze ans plus tard, toujours accumuler.

 

Il reste bien du pain sur la planche, mais j'essaie de liquider. Je lis sur l'internet l'histoire de personnes qui font des listes de tout ce qu'elles possèdent. Là, je n'y suis pas encore. Peut-être devrais-je faire l'inventaire de ce que je vends ou donne…

 

Je vous tiens au courant de la suite. Mais les renforts sont déjà passés. Deux amis sont venus m'aider. De quoi je les remercie, bien entendu.

 

'More is less', mais pas sans effort. Pour le moment, je ne vois que 'more' (de travail de rangement), car il s'agit encore d'évacuer cette boîte à bananes. Heureusement que le désordre est également le symbole de la pensée créative. Voyez la maison de Fifi Brindacier. Elle tenait un cheval dans sa maison, et personne ne disait rien.

 

Que du contraire !

 

Je vous tiendrai au courant quand je me métamorphoserai en une personne organisée, avec des affaires rangées. Laissez-moi encore quelques mois…