Ecover part à la pêche des déchets plastiques pour en faire une nouvelle bouteille

Ecover lance sa toute première bouteille réalisée avec 10% de plastique repêché dans les mers. Le projet « pêche du jour » de Waste Free Oceans paie des pêcheurs européens pour collecter les déchets de plastique. ceux ci sont ensuite nettoyés, puis recyclés. Cette année, Ecover en utilisera une tonne pour ses emballages, un chiffre qu’elle souhaite porter à trois tonnes l’année prochaine.

On estime qu’environ un million d’oiseaux de mer, cent mille requins, tortues, dauphins et baleines meurent chaque année à cause de plastiques ingérés.  Les poissons vivant dans les moyennes profondeurs de l’Océan Pacifique Nord ingurgitent environ 24 000 tonnes de plastique l'an soit l’équivalent de 480 millions de bouteilles de plastique de 2 L.

Le Projet "Pêche du Jour" Waste Free Oceans

 

 

La bouteille est une initiative commune entre Ecover et quelques sociétés novatrices et actives dans la préservation du milieu marin et le monde des emballages.Grâce à des bateaux de pêche équipés de technologies de pointe, le projet « pêche du jour » de Waste Free Oceans paie des pêcheurs européens pour qu'ils collectent deux à huit tonnes de déchets en plastique qui sont ensuite nettoyés et recyclés. Puis ces "matière premières" sont envoyés au site Closed Loop Recycling (recyclage Circuit Fermé) pour être transformées en un plastique utilisé par Logoplast pour fabriquer les nouvelles bouteilles Ecover.

L’objectif final de la société est de créer des conditions qui permettent un nettoyage systématique des nombreux déchets marins. La réduction des déchets plastiques fera non seulement le bonheur des poissons et mammifères marins, mais aura aussi un impact sur nous, humains, car elle réduira le niveau des micro-plastiques présents dans les produits alimentaires et les boissons. Nous consommerons ainsi plus de poisson et moins de plastique.

« Notre bouteille de plastique océan n’est qu’un petit pas vers la solution au problème, mais ne faut-il pas démarrer quelque part ?  Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est de créer un plus large réseau entre les pêcheurs, les sites de recyclage et les fabricants pour que cela puisse fonctionner. Nous devons aussi exploiter les réseaux d’approvisionnement existants et faciliter le plus possible l’utilisation de plastiques marins par les fabricants. La volonté est là, mais pour beaucoup de fabricants, l’effort à fournir pour que cela fonctionne est encore trop important » dit Philip Malmberg, CEO d’Ecover.

Tom Domen, Manager Long Term Innovation Ecover, est convaincu que cette bouteille aidera les gouvernements et autres autorités à examiner le problème des plastiques marins et à trouver une solution.

Vers une économie circulaire

« Nous devons repenser le recyclage et envisager sérieusement la création d’une véritable économie circulaire » affirme M. Domen. « Nous devons soustraire les plastiques des océans et empêcher d’autres d’y échouer. Pour que cela puisse se faire, chacun, gouvernements, industries poissonnières et grandes-surfaces, a un rôle à jouer."

M. Domen conclut : « Nous avons dépassé le point de vue selon lequel nous voulions que nos emballages soient les ‘moins mauvais’. Aujourd'hui, nous les souhaitons positivement bons pour la planète. Je veux penser que cette bouteille ne rejoindra pas les déchets et que les personnes la rempliront  maintes et maintes fois, bref, qu’au-delà du liquide vaisselle, elle aura d’autres utilisations.»Ecocover.Photo: Professional Images/@ProfImages

 

 

Le produit de nettoyage contenu dans la nouvelle bouteille est caractérisé par une odeur spéciale ‘lavande de mer et eucalyptus’. Durant la phase de démarrage, la bouteille est produite en tirage limité. Ecover aspire à élargir la production dans le futur, de manière à ce que l’impact positif du projet prenne une plus grande ampleur.